Centre d’information canadien sur les diplômes internationaux

Selon les rapports fournis au Centre d'information canadien sur les diplômes internationaux (CICDI), plus de 200 établissements publics et privés au Canada confèrent des grades. Les établissements habilités à conférer des grades ne sont pas les mêmes d'une province à l'autre; il s'agit par exemple d'universités, de collèges universitaires, de collèges, d'instituts de technologie ou d'instituts spécialisés. Certaines universités ont conclu des ententes de fédération ou d'affiliation avec certains collèges ou avec d'autres universités.

Plus de la moitié des universités au Canada sont situées dans les provinces ayant la population la plus dense – l'Ontario et le Québec. Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard possèdent une université chacune. Grâce à des ententes d'articulation signées avec diverses universités, les collèges publics des trois territoires offrent certains programmes menant à un grade. Outre le Québec, plusieurs provinces ont au moins un établissement de langue française qui dispense des programmes menant à un grade; le Québec compte plusieurs universités de langue anglaise.

Les établissements varient en taille, allant de petits campus d'arts libéraux à de grandes universités polyvalentes dotées d'un large éventail de programmes professionnels ou de programmes de 1er, 2e et 3e cycle menant à un grade et de programmes professionnels. Les universités au Canada offrent plus de 10 000 programmes de 1er, 2e et 3e cycle menant à un grade.

Dans quelques provinces, des universités, des instituts et des collèges spécialisés offrent des programmes et des services aux Premières nations et aux populations métisses. Leurs programmes, qui mènent à un grade, à un diplôme ou à un certificat, sont souvent dispensés en partenariat avec d'autres établissements postsecondaires. Les Autochtones fréquentent également les établissements non autochtones.


Enseignement et recherche

Les établissements habilités à conférer des grades au Canada concentrent leurs efforts sur l'enseignement et la recherche. À quelques exceptions près, les universités exigent que le corps professoral universitaire occupant des postes qui mènent à la titularisation possède un doctorat. En 2005, les universités employaient près de 40 000 professeures et professeurs à temps plein.

Les universités effectuent environ le tiers de tous les travaux de recherche au Canada. Le gouvernement fédéral est l'un des principaux appuis de cette recherche et encourage l'excellence dans la recherche grâce à plusieurs initiatives, telle la Fondation canadienne pour l'innovation, créée en 1997 afin de fournir des fonds d'infrastructure de recherche aux établissements du pays, selon un système de partage des frais avec les provinces et les autres partenaires. Son budget s'élève à 3,15 milliards de dollars sur 10 ans.

Le gouvernement fédéral finance également trois grands conseils subventionnaires de la recherche – le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. En 2007 2008, les budgets combinés des trois conseils totalisaient plus de 2,1 milliards de dollars. Les projets de recherche effectués sous contrat pour le compte de divers ministères fédéraux bénéficient de fonds supplémentaires de la part du gouvernement du Canada. Afin d'améliorer les capacités de recherche du Canada dans un nombre de domaines stratégiques, le gouvernement fédéral soutient les Réseaux de centres d'excellence, qui sont financés par les conseils mentionnés plus haut et qui tissent des liens entre les chercheuses et chercheurs des universités, de l'industrie et du gouvernement à l'échelle du pays.

Les gouvernements provinciaux peuvent également financer directement la recherche universitaire. Un certain nombre d'universités ont créé des parcs scientifiques afin de renforcer la collaboration en matière de recherche dans l'industrie. Plusieurs établissements ont mis sur pied des entreprises dérivées en vue de commercialiser et de mettre en valeur la technologie universitaire.


Administration et gestion

Les universités sont largement autonomes; elles établissent leurs propres normes d'admission et conditions d'obtention d'un grade. Elles disposent d'une grande souplesse pour la gestion de leurs questions financières et la prestation des programmes. L'intervention gouvernementale est généralement limitée aux questions financières, comme l'établissement de nouveaux programmes ou la structure des droits de scolarité. Divers organismes intermédiaires, comme la Commission de l'enseignement supérieur des provinces Maritimes, qui regroupe le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince Édouard, jouent un rôle consultatif.

La plupart des universités sont régies par une structure traditionnelle à deux niveaux : une assemblée des gouverneurs et un sénat. L'assemblée des gouverneurs est généralement chargée des questions de finance et de politiques. Le sénat est responsable des programmes, des cours, des critères d'admission, des exigences pour l'obtention des grades et de la planification générale. Les décisions du sénat sont soumises à la sanction finale de l'assemblée des gouverneurs. Les membres de l'assemblée des gouverneurs sont des étudiantes et étudiants, des anciens étudiants et étudiantes, des professeures et professeurs et des membres de la collectivité. Les universités sont habituellement organisées en facultés, en écoles et en départements qui, avec l'approbation du sénat, peuvent également établir leurs propres critères d'admission et d'obtention des grades.


Programmes

Les grades universitaires comportent généralement trois niveaux successifs : le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat. Il faut généralement posséder un grade d'un niveau inférieur pour être admis au niveau suivant. Les personnes qui étudient au niveau du baccalauréat sont des étudiantes et étudiants de 1er cycle. Le critère d'admissibilité normal aux programmes de 1er cycle est l'achèvement des études secondaires ou du programme de cégep de deux ans dans le cas du Québec. La majorité des universités ont également des critères d'admission qui leur sont propres et offrent divers itinéraires aux adultes.

Un baccalauréat prend de trois à quatre années d'études à temps plein, selon la province. Un grade spécialisé exige un plus grand nombre de cours dans la discipline de spécialisation, un rendement scolaire plus élevé et, dans certains cas, une année supplémentaire d'études.

Pour les professions réglementées, notamment dans les domaines du droit, de la médecine, de l'éducation et du travail social, un stage est généralement requis, en plus d'années supplémentaires d'études formelles, dans certains cas.

En général, la maîtrise prend deux années d'études après l'achèvement d'un baccalauréat général ou d'un baccalauréat avec spécialisation.

Généralement, la préparation du doctorat prend un minimum de trois années d'études et de recherche, y compris une thèse. Ce grade est généralement connu sous l'appellation générique Ph.D., mais les doctorats peuvent être conférés dans une discipline particulière comme la musique (D.Mus.) ou le droit (LL.D.).

La principale activité des collèges universitaires consiste à offrir des programmes menant à un grade. Ces établissements dispensent également des baccalauréats. Quelques-uns offrent des programmes de maîtrise qui mettent l'accent sur les études appliquées.

Certains collèges universitaires et universités publics et privés sont d'obédience religieuse et offrent également des programmes et des grades d'études religieuses en vue de former des ministres du culte. Ils peuvent aussi offrir d'autres programmes menant à un grade.

Les collèges et les instituts techniques dispensent surtout des programmes menant à des diplômes ou à des certificats et offrent également des baccalauréats et des grades d'études appliquées dans des domaines spécialisés.

Plusieurs universités et collèges universitaires offrent aussi des programmes menant à un diplôme ou à un certificat, souvent pour des professions désignées. En général, les diplômes et certificats universitaires requièrent une ou deux années d'études. Ces programmes varient cependant largement d'un établissement à l'autre et d'une province à l'autre.

Les universités n'offrent pas uniquement des cours et des programmes mais également des services et des ressources. Des services d'orientation, des ateliers sur les techniques d'études, des centres de placement, des bourses, des installations sportives, des résidences étudiantes et de nombreux autres services sont accessibles dans la majorité des campus. En outre, plusieurs universités offrent des services spécialisés aux étudiantes et étudiants ayant des besoins particuliers, y compris ceux qui ont une déficience physique ou sensorielle ou un trouble d'apprentissage.

Bien que la plupart des programmes menant à un grade soient offerts à temps plein sur le campus, beaucoup d'universités offrent la possibilité d'étudier à temps partiel grâce à des cours du jour ou du soir ou à des programmes de formation à distance. Plusieurs programmes comprennent des composantes dites d'éducation coopérative ou de travail études permettant une alternance entre les études et l'emploi à temps plein hors campus dans la discipline étudiée.

Le Canada est un chef de file mondial de la formation à distance, qui élargit l'accès à l'enseignement postsecondaire. De tels programmes rejoignent diverses populations de gens dont l'horaire ou la situation personnelle les empêchent de fréquenter le campus, qu'ils vivent dans des collectivités éloignées ou des centres urbains. L'Internet, les vidéos, les cassettes audio, la télévision, les satellites, les cours par correspondance, les vidéoconférences ou téléconférences, la télécopie, le courriel ainsi que les ressources imprimées et le soutien téléphonique ne sont que quelques unes des technologies utilisées. L'apprentissage mixte, qui marie la formation à distance et les programmes dispensés sur le campus, est de plus en plus utilisé.

Toutes les instances ont recours à la formation à distance, et plusieurs sont dotées de consortiums d'établissements postsecondaires qui mettent à profit l'apprentissage par la technologie. Outre les programmes de formation à distance offerts par les universités conventionnelles, l'Alberta, la Colombie‑Britannique et le Québec ont élaboré des « universités ouvertes ». Ces universités ouvertes ont des politiques d'admission libérales et la vaste majorité de leur effectif étudie à temps partiel et a plus de 24 ans.

L'année universitaire, dans la plupart des établissements conférant des grades, est divisée en deux semestres : de septembre à décembre et de janvier à avril. Plusieurs établissements offrent également des cours au printemps et en été et d'autres divisent leur année en trimestres.


Critères d'admission

Les critères d'admission aux études de 1er, 2e et 3e cycle varient d'un établissement à l'autre et d'un programme à l'autre. En général, il faut au moins avoir suivi au secondaire un programme de préparation à l'université ou avoir terminé un programme de cégep de deux ans pour être admissible à un programme universitaire. Cependant, les critères sont parfois plus rigoureux et précisent par exemple le contenu des cours devant avoir été suivis ou exigent une moyenne élevée. Certaines facultés exigent cependant les résultats d'un test normalisé d'aptitudes pour déterminer l'admissibilité. Les critères d'admission sont généralement plus souples dans le cas des étudiantes ou étudiants adultes (habituellement les personnes âgées de 21 ans ou plus ou celles qui ont quitté l'école pendant plus d'un an).


Droits de scolarité

Les droits de scolarité varient considérablement selon la province, l'établissement et le programme d'études. Les droits de scolarité universitaires des programmes de 1er cycle s'élevaient en moyenne à 4524 $ en 2007 2008. Ils sont parfois beaucoup plus importants pour les programmes de 2e et 3e cycle et les programmes de formation professionnelle, notamment en commerce et en médecine. Dans la plupart des établissements, les étudiantes et étudiants étrangers ont généralement à payer des droits considérablement plus élevés que ceux des étudiantes et étudiants canadiens.




Révision exhaustive des informations: février 2009